Christian Pousset parle international avec Bpifrance

Christian Pousset parle international avec Bpifrance

Brésil, Canada, Luxembourg.. PeopletoPeople s’exporte avec succès. Dans le cadre du partenariat entre PeopletoPeople et BPI France, Christian Pousset s’exprime sur l’exportation de la solution PeopletoPeople.

 

Quel est votre parcours à l’international ?

Concernant l’international, ce qu’il faut prendre en compte c’est que ce n’est pas quelque chose d’inné, auquel on pense spontanément. Et pourtant cela représente l’alpha et l’oméga de la valeur que l’on crée avec une entreprise. Concernant la dimension internationale chez PeopletoPeople, on a travaillé avec business France pour cibler des pays, qui culturellement acceptaient notre produit, qui est une plateforme d’e-learning et d’e-coaching. On a cherché des pays qui étaient à un stade de maturité important par rapport à notre produit.

Le premier pays qui nous a accueillis est le Canada. C’est un merveilleux pays pour découvrir le marché nord américain. Très vite nous avons rencontré des distributeurs, choisis et sélectionnés par Business France avec un travail aussi bien sur l’étude marché que sur notre compatibilité avec ces partenaires. Ce travail a fait que nous avons choisi Trigone. Nous allons créer très prochainement avec Trigone une JV pour ne plus être dans un rapport producteur/distributeur mais pour coconstruire des produits et des solutions avec ce distributeur. Notre relation avec Trigone a débuté en 2014. Nous sommes aujourd’hui en 2016, nous avons signé avec Reval  au Luxembourg, nous sommes en cours de signature avec le Netherlands et avec le Brésil qui est une terre de conquête assez exceptionnelle. En 2016 nous signerons des partenariats en Angleterre, en Allemagne, au Portugal et en Espagne.

 

Pourquoi avoir choisi ce type de partenariat pour la distribution de votre produit ?

On a choisi ce type de partenariat pour des raisons financières. Beaucoup de jeune groupe s’installant à l’étranger y consacrent trop d’investissement, trop de temps.

 

Comment négociez-vous selon les pays ?

Au Portugal comme en Espagne, on sépare les business. On apporte un produit tel quel.
Au Netherlands, notre entreprise et l’entreprise partenaire ne font qu’une. On est dans un business extrêmement lié. Au Brésil, il y a une telle différence sur la construction juridique d’un contrat qu’il ne faut pas s’empresser. Il ne faut pas s’empresser car leur intérêt n’est pas forcément le notre.Il faut être vigilant par rapport à la mise en place du contrat. Au canada on travail dans une ambiance très décontractée dans laquelle on s’aperçoit qu’on est à 8 milles kilomètres les uns des autres.

 

Avez-vous adapté votre produit suivant les pays.

Je dirais que nous l’avons adapté et que nous l’adaptons à chaque client. PeopleCare n’est pas « une » solution mais un produit complètement composable suivant l’intérêt de chaque client, sa façon de travailler et le parcours d’un de ses managers. Bien sûr, l’ensemble de nos solutions sont aujourd’hui disponible en français, en Anglais et en portugais. l’ensemble de ces solutions peuvent accueillir du contenu qui est propre à chaque pays. Nous mettons en place la technologie et notre partenaire s’occupe par exemple de sélectionner ses coachs. le coach de notre solution au canada est canadien. Cette spécificité rend le produit adapté à la logique et à la culture de chaque pays.

 

Quels conseils donneriez-vous à un entrepreneur qui souhaite s’exporter dans le monde entier ?

D’y penser tout de suite, c’est mon premier conseil. Le second serait de vous rencontrer(BPI France). De rencontrer les gens qui s’occupent du pavillon France chez BPI. Le label Business France amène énormément de fiabilité par rapport au développement à l’international. Mon dernier conseil serait l’animation : un réseaux qui n’est pas animé est un réseaux qui meurt. Il faut penser que le développement à l’international demande entre 25 et 35% de votre temps. Il faut déterminer à l’intérieur de l’entreprise un référent qui soit réellement une personne qui a la responsabilité de cette activité.

 

Si c’était à refaire ?

Si c’était à refaire je construirai ma web série et l’ensemble des mes contenus en anglais et je m’occuperais du doublage de cette web série en français par la suite. Je considèrerais la France comme l’un des pays où est distribué la solution. Je pense également que je chercherais des distributeurs dès la création du produit.