Femmes dirigeantes : il est temps de sortir des clichés

Femmes dirigeantes : il est temps de sortir des clichés

Les femmes dirigeantes sont des leaders comme les autres. Il faut sortir de la caricature qui voudrait que les femmes soient orientées RSE là où les hommes seraient animés par la performance.

Diriger, c’est porter une vision.

 

Les femmes ne représentent que 14% * de la part totale des dirigeants. Ce chiffre reflète une véritable disparité qu’il faut interroger. Une réflexion trop hâtive nous pousserait à penser que, soit les femmes n’auraient pas l’opportunité d’exercer ce type de fonction, soit pas l’envie. Pourtant, aujourd’hui on assiste à une véritable bascule à la fois contrainte par un nouveau cadre réglementaire (avec la loi Copé-Zimmermann visant à compter au moins 40% de femmes dans les conseils d’administrations des entreprises) mais aussi et surtout portée par un changement des mentalités. Les femmes aussi peuvent avoir une approche orientée résultats et peuvent incarner la performance de l’entreprise.Mais l’apport des femmes, longtemps perçu uniquement à travers le spectre de la vision à long terme ou d’un management plus humain est en réalité un véritable atout commercial. De ce fait, on assiste à l’émergence de plus en plus de femmes leader : on peut ainsi citer Virginia M. Rometty (IBM), Indra Nooyi (Pepsico) ou encore Mary Barra (Général Motors).

Mary Barra, témoignage d’une leader

 

Réussir à s’imposer en tant que dirigeante dans un univers principalement masculin : voici le défi qu’a su relever Mary Barra. A la tête de Général Motors depuis 2013, elle est l’exemple de la femme qui n’a rien à envier aux hommes. Arrivée à la tête d’une entreprise d’automobile, elle est désormais l’une des dirigeantes les plus puissantes des Etats-Unis, et la cinquième femme la plus puissante du Monde (selon Forbes).

« C’est un environnement rude, qui vous rend plus forte »

Après la crise automobile de 2009, Général Motors a su remonter la pente grâce à la persévérance de Mme Barra qui a grandement participé à ce relèvement et qui n’a jamais douté du potentiel de son entreprise. Son obstination a payé : en 2015, l’entreprise d’automobile engendrait un profit de 9,7 milliards de dollars. Mme Barra sait également prendre des risques, comme elle a pu le prouver en proposant une voiture grand public avec une autonomie de plus de 300 kilomètres à un prix abordable (30 000 dollars). Prochain objectif pour Mme Barra : la commercialisation de 10 modèles de voitures 100% électriques et hybrides d’ici 2020.

 

*Sources : https://home.kpmg.com/fr/fr/home/media/press-releases/2015/06/portrait-s-femmes-dirigeantes-en-france.html